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	<title>Tom Tipunk Records &#187; Interviews</title>
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	<description>Micro-label de qualité depuis ouh la la bientôt.</description>
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		<title>En route pour la joie</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 19:59:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom Tipunk</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<div style="float: left; padding-bottom: 8px; padding-right: 8px;"><img src="http://www.tomtipunkrecords.net/dominicsonic/cold_tears.jpg" /></div><em>La nouvelle est tombée il y a quelques jours sur le blog de Dominic Sonic : sur une idée de Patrick Sourimant (Skippies, Dominic Sonic, Bikini Machine), qu’on ne remerciera jamais assez, Dominic sera le 4 décembre prochain au Bistro de La Cité, à Rennes, avec Vincent Sizorn et le magnétophone et les bandes d’il y a plus de vingt ans, pour une interprétation live de son album mythique Cold Tears. Mik Prima (Bikini Machine) s’est chargé de restaurer les bandes, et, paraît-il, « ça va le faire ». Retour vers le futur, donc, le futur qu’imaginait à l’époque l’incontournable rockeur…</em>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="float: left; padding-bottom: 8px; padding-right: 8px;"><img src="http://www.tomtipunkrecords.net/dominicsonic/cold_tears.jpg" alt="" /></div>
<p><em>La nouvelle est tombée il y a quelques jours sur le blog de <a href="http://www.tomtipunkrecords.net/tag/dominic-sonic/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec dominic sonic">Dominic Sonic</a> : sur une idée de Patrick Sourimant (Skippies, <a href="http://www.tomtipunkrecords.net/tag/dominic-sonic/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec dominic sonic">Dominic Sonic</a>, Bikini Machine), qu’on ne remerciera jamais assez, Dominic sera le 4 décembre prochain au Bistro de La Cité, à Rennes, avec <a href="http://www.tomtipunkrecords.net/tag/vincent-sizorn/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec vincent sizorn">Vincent Sizorn</a> et le magnétophone et les bandes d’il y a plus de vingt ans, pour une interprétation live de son album mythique <a href="http://www.tomtipunkrecords.net/tag/cold-tears/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec cold tears">Cold Tears</a>. Mik Prima (Bikini Machine) s’est chargé de restaurer les bandes, et, paraît-il, « ça va le faire ». Retour vers le futur, donc, le futur qu’imaginait à l’époque l’incontournable rockeur…</em><br />
<span id="more-165"></span></p>
<div><strong>Bonjour Dominic. Pour les fans, c&#8217;est un évènement de taille qui se prépare là, dis-moi&#8230; Tu te sens comment ?</strong></p>
<p>Très bien. Je suis enchanté et surpris à la fois de constater que ce projet puisse susciter autant d’intérêt et d’excitation. Je ne me mets aucune pression, cependant.</p>
<p><strong>Avec Vincent, ce sont des retrouvailles ? Ca se passe bien ?</strong></p>
<p>La dernière fois que j’ai collaboré avec Vincent, c’était en Hongrie (qui n’est pas un bon souvenir) Disons que nous ne nous sommes jamais vraiment perdus de vue. Nous avons tellement de souvenirs en commun. Je pense qu’il a plus de pression que moi sur cette histoire.</p>
<p><strong>Evoquons, si tu le veux bien, la genèse de Cold Tears. On est en 1986, tu n&#8217;as pas 22 ans, les Kalashnikov dont tu étais le chanteur viennent de splitter. <em>Le groupe aura donné environ 400 concerts, écumé la plupart des festivals nationaux (Transmusicales, Printemps de Bourges, etc.), joué en première partie de nombreux groupes (Johnny Thunders, Lords of the New Church, Orchestre Rouge, Les Dogs, Marc Minelli, etc.)</em>*. Trop de violence, dis-tu dans tes interviews. Le split s&#8217;est passé dans la douleur ? Tu étais dans quel état d&#8217;esprit à ce moment là ? </strong></p>
<p>La violence était devenue systématique sur les derniers concerts. Lors d’une date à Saint-Brieuc, au bout de 20 minutes, j’avais shooté dans la tête d’un type qui essayait de monter sur scène et nous étions là, derrière les amplis, en train d’éviter des cannettes en verre jetées du public, tout en répondant nous-mêmes à l’aide de bouteilles pleines. A cet instant, comme les bouteilles, ma coupe l’était. J’ai préféré en rester là. Il se trouve que, parallèlement, nous n’étions plus vraiment en phase artistiquement. Mes compos et l’orientation que je souhaitais leur donner ne convenaient pas à Martin. J’avais, par ailleurs très envie de les développer seul.</p>
<p><strong>Tu loues alors un 4 pistes et tu t&#8217;enfermes pour composer, en 4 jours, 4 morceaux&#8230; </strong></p>
<p>Oui, après avoir tenté d’enregistrer en 2 pistes et constaté que le résultat était inaudible, j’ai loué un Tascam 4 pistes à cassette. Le premier jour, j’ai enregistré et mixé « When my tears run cold » en écrivant le texte dans la foulée (j’avais déjà le riff) Le lendemain, j’ai composé, écrit, enregistré et mixé « What I’m waiting for ». Le troisième jour, idem avec « Call me mister », et enfin « Shadows in the fire » le quatrième jour.</p>
<p><strong>Ca se passait où ? Rennes, Dinard, Saint-Brieuc ? </strong></p>
<p>Les premiers essais en 2 pistes à Dinard, la maquette 4 pistes dans le minuscule appartement que nous louions, ma copine et moi, à Rennes.</p>
<p><strong>Le matériel utilisé c&#8217;était un clavier Casio en guise de boite à rythmes (ah la bossa nova du Casio !), un ampli pour orgue et ta Firstman II rouge ? </strong></p>
<p>Exact. Le clavier possédait une fonction boite à rythme proposant 5 choix (bossa-nova, samba, valse, tango, et rock) J’ai choisi rock (étonnant, non ?) Comme il s’agissait d’un poum/crack binaire, j’y ai ajouté des claps à contretemps à l’aide d’un tambourin frappé avec un tube de bambou fendu (percussion originaire des Baléares offerte par ma grand-mère) qui donnera ce son très particulier aux rythmiques. J’avais également une vieille guitare classique, une basse dont j’avais retiré les frets.</p>
<p><strong>Avec tes 4 compositions, tu pars rencontrer Jean-Louis Brossard des Transmusicales pour le persuader de manager le désormais Dominic Sonic. Jean-Louis et toi vous êtes déjà des proches, mais ce fut simple ou pas de le convaincre ? </strong></p>
<p>On ne peut plus simple : dès la première écoute, Jean-Louis, qui n’est pas d’un naturel flatteur, était « scotché ». Il n’a plus arrêté de la faire écouter, cette maquette.</p>
<p><strong>Dès les premières répétitions, tu t&#8217;adjoins les services de Vincent Sizorn. Vous vous connaissiez de longue date ? </strong></p>
<p>Vincent était un ami de Boulmich (bassiste originel des Kalash), et rejoignait parfois le groupe le temps d’un bœuf. Nous nous fréquentions pour d’autres raisons, mais son recrutement s’est fait assez naturellement.</p>
<p><strong>Avec un ami anglais, Flash, tu prépares les bandes, retrouvées aujourd&#8217;hui, qui te permettront d&#8217;aborder la scène. La programmation se fait, si je ne m&#8217;abuse, sur un TR-909. Qui a eu l&#8217;idée d&#8217;utiliser une machine plutôt dédiée aux courants Acid Music et C ? </strong></p>
<p>Andrew (Flash) m’a bien aidé à élaborer les bandes de concert. Il possédait une TR-707 (pas 909) J’ai également collaboré avec Chris Mix (autre anglais) sur « La loi des pauvres gens ». En fait, comme les bandes ne faisaient que 35 minutes, il a vite fallu « meubler » pour faire des clubs. Nous avions donc une version avec Tonio Marinescu à la batterie et nos deux anglais aux claviers. Nous faisions alors une improvisation sur base de « When the music’s over » des Doors qui durait 30 minutes. Plus tard, nos deux compères sont devenus ingénieurs du son du groupe.</p>
<p><strong>Est-ce que vous avez tourné beaucoup, Vincent et toi, avant de trouver un label, en l&#8217;occurrence Crammed Discs ? </strong></p>
<p>Je dirais 50 dates environ. J’ai rencontré Nicolas Gautier (alors représentant de Crammed en France) sur le tremplin de « rock’n solex » à Rennes, dont le 1er prix était une maquette en 16 pistes et la première partie (le soir même) de Minimal Compact.</p>
<p><strong>12 nuits pour enregistrer l&#8217;album sous la houlette de Gilles Martin, à Bruxelles. Quels souvenirs ? </strong></p>
<p>J’en garde un souvenir assez ému. Nous étions un peu perdus Vincent et moi dans cette capitale cosmopolite dans laquelle nous ne connaissions personne. Nous dormions dans l’immeuble où logeaient Samy Birnbach et sa femme Trully. Ils furent d’ailleurs adorables avec nous. Nous dormions le jour, mangions des sandwichs au coucher et faisions des repas chauds au réveil. Nous avons très vite entretenu des relations privilégiées avec Gilles.</p>
<p><strong>On dit, je ne sais plus qui a dit ça, que le talent ne suffit pas, qu&#8217;il faut également rencontrer la bonne personne au bon moment. C&#8217;est le cas pour Cold Tears ? Qu&#8217;est-ce qui, selon toi, fait que ça a fonctionné, que c&#8217;est devenu un album culte ? </strong></p>
<p>Je pense qu’il s’agissait, au-delà des personnes, de la bonne idée au bon moment. En fait, le mélange de tradition rock, de post-punk, et de dandysme, donnait quelque chose de très « contemporain » à ce moment là.</p>
<p><strong>Comment tu le vis aujourd&#8217;hui cet album ? </strong></p>
<p>Disons qu’il s’agit de ma carte de visite, car, malgré les années, il est toujours très représentatif de ce que je suis au fond. Le son a vieilli, il y a des choses que je ne referais pas, mais dans l’ensemble il reste très proche de ma vision du rock.</p>
<p><strong>Et ton parcours ? </strong></p>
<p>Je me dis, avec le recul, que je suis sacrément fainéant intellectuellement car cet album offrait une réelle possibilité de développement, que je n’ai pas su exploiter. Concernant le parcours lui-même, tu sais ce que j’en pense : on a plus ou moins ce que l’on mérite…</p>
<p><strong>A ton avis, s&#8217;il sortait aujourd&#8217;hui, Cold Tears aurait le même accueil ? Je veux dire : l&#8217;époque ne semble plus être au sulfureux&#8230; </strong></p>
<p>Impossible de le savoir, même si je pense qu’il aurait bénéficié de l’effet « nouveauté », voire d’un petit côté « trendy ». Sans doute aussi serait-il passé à la trappe assez rapidement.</p>
<p><strong>Sur la pochette on peut lire le nom de gens que tu as continué à côtoyer : Gilles Martin, bien sur, sur 3 albums, Jo Pinto Maïa, réalisateur de clips, Emmanuelle Margarita, photographe que l&#8217;on retrouvera sur &#8216;Les Leurres&#8217;&#8230; D&#8217;autres que tu aimerais citer à nouveau ? Qui est Mélissa ? </strong></p>
<p>Les « fidèles » sont à peu près restés les mêmes. Mélissa était la fille de Sarah (la compagne de Vincent) Une merveilleuse petite fille espiègle et attachante : elle est morte d’une méningite foudroyante à 6 ans. L’horreur…</p>
<p><strong>[un silence, forcément] J&#8217;en connais quelques-uns, moi le premier, qui ont hâte de te retrouver pour cet évènement. Tu as prévu un enregistrement live, une vidéo ? </strong></p>
<p>Rien n’est prévu pour l’instant. Peut-être devrions-nous contacter Jo Pinto Maïa pour l’occasion ?</p>
<p><strong>Tu imagines bien que je lui ai fourni l’information, pour le cas où elle lui aurait échappée… Je me suis également laissé dire que d’autres Rennais, dont je tairais le nom… Quoiqu’il en soit, merci, très cher, d’avoir répondu à mes questions. </strong></p>
<div>(Die Intellektronische Biparietal Projekt aka Tom Tipunk &#8211; 26/11/2008)</div>
</div>
<p>* source <a href="http://www.myspace.com/leskalashnikov" target="_self">www.myspace.com/leskalashnikov</a></p>
<p>Retrouvez Dominic Sonic sur <a href="http://www.myspace.com/dominicsonic" target="_self">www.myspace.com/dominicsonic</a> et sur <a href="http://www.msplinks.com/MDFodHRwOi8vd3d3LmRvbWluaWNzb25pYy5jb20=" target="_self">www.dominicsonic.com</a></p>
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		<title>Moi j&#8217;passe ma vie à parler tout seul</title>
		<link>http://www.tomtipunkrecords.net/2007/12/29/moi-j-passe-ma-vie-a-parler-tout-seul/</link>
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		<pubDate>Sat, 29 Dec 2007 21:41:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom Tipunk</dc:creator>
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		<category><![CDATA[La Folle de Saint-Lunaire]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>L'an dernier, Dominic Sonic m'avait confié sa participation à une pièce de théâtre en préparation, une pièce dont le point de départ était sa chanson "La loi des pauvres gens". Il m'avait également parlé de son roman, et tout ça n'avait fait qu'augmenter mon intérêt pour le personnage : ce besoin d'exprimer, de s'essayer à différentes formes d'art, de "tenter de nouvelles aventures avec toute l'inconscience du novice" selon ses propres mots, en faisaient à mes yeux un personnage complet. Depuis, j'ai rencontré Sylvain Chantal, co-auteur de la pièce avec Jackie Berroyer, Dominic Sonic, et Hervé Guilloteau, metteur en scène, mais, à l'instar de Sylvain, je ne me risquerai pas à vous tracer un portrait de chacun même si je les crois bien incapables, quoiqu'il en dise, de "me péter la gueule" : trop de tendresse (ou de folie, ou de rêves) dans la pupille de ces gars-là, et c'est d'ailleurs à mon sens la première - mais pas la seule - bonne raison d'aller voir la pièce qui se jouera à Nantes au Lieu Unique du 15 au 25 janvier prochain…</em> ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>L&#8217;an dernier, <a href="http://www.tomtipunkrecords.net/tag/dominic-sonic/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec dominic sonic">Dominic Sonic</a> m&#8217;avait confié sa participation à une pièce de théâtre en préparation, une pièce dont le point de départ était sa chanson &laquo;&nbsp;La loi des pauvres gens&nbsp;&raquo;. Il m&#8217;avait également parlé de son roman, et tout ça n&#8217;avait fait qu&#8217;augmenter mon intérêt pour le personnage : ce besoin d&#8217;exprimer, de s&#8217;essayer à différentes formes d&#8217;art, de &laquo;&nbsp;tenter de nouvelles aventures avec toute l&#8217;inconscience du novice&nbsp;&raquo; selon ses propres mots, en faisaient à mes yeux un personnage complet. Depuis, j&#8217;ai rencontré Sylvain Chantal, co-auteur de la pièce avec Jackie Berroyer, <a href="http://www.tomtipunkrecords.net/tag/dominic-sonic/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec dominic sonic">Dominic Sonic</a>, et Hervé Guilloteau, metteur en scène, mais, à l&#8217;instar de Sylvain, je ne me risquerai pas à vous tracer un portrait de chacun même si je les crois bien incapables, quoiqu&#8217;il en dise, de &laquo;&nbsp;me péter la gueule&nbsp;&raquo; : trop de tendresse (ou de folie, ou de rêves) dans la pupille de ces gars-là, et c&#8217;est d&#8217;ailleurs à mon sens la première &#8211; mais pas la seule &#8211; bonne raison d&#8217;aller voir la pièce qui se jouera à Nantes au Lieu Unique du 15 au 25 janvier prochain…</em><br />
<span id="more-118"></span></p>
<div>
<p><strong>Bonjour Sylvain, merci d&#8217;avoir avoir accepté de répondre à quelques questions. La première de &laquo;&nbsp;La loi des pauvres gens&nbsp;&raquo; aura lieu dans quinze jours : après quelque chose comme trois ans et demi de travail, comment te sens-tu ?</strong></p>
<p>Tout d&#8217;abord, ça ne fait pas trois ans et demi de travail. J&#8217;ai écrit une première version de la pièce en décembre 2005, juste après les Trans, que j&#8217;ai soumise à Dominic à Noël. Il a tout de suite accepté de participer au projet. Ensuite, j&#8217;ai contacté Hervé Guilloteau, un ami metteur en scène avec qui j&#8217;avais déjà collaboré sur une autre pièce. Grand fan de Sonic, il était partant lui aussi. De même que l&#8217;acteur Bertrand Ducher, avec qui en revanche je n&#8217;avais jamais travaillé auparavant mais qui est vraiment super fort. Ensuite, il a fallu choisir celui qui jouerait le rôle d&#8217;Anatole. J&#8217;ai pensé à Jackie Berroyer, à qui j&#8217;ai téléphoné. Je lui ai ensuite envoyé le texte. Pas de réponse. Je l&#8217;ai croisé quelques semaines plus tard dans le métro. Par hasard. On a pris un café et, le soir même, nous nous rendions Dom et moi à son spectacle, un &laquo;&nbsp;one-man-show avec guitariste&nbsp;&raquo; que  j&#8217;avais vu en Avignon l&#8217;été précédent. Du coup, il nous a promis de lire la pièce. Un mois plus tard, il m&#8217;a demandé de retravailler le texte qui, en l&#8217;état, ne lui paraissait pas suffisant. Ce que j&#8217;ai fait. Ensuite, est arrivée une première étape de travail avec toute l&#8217;équipe enfin réunie au Lieu Unique, scène nationale de Nantes, en septembre 2006. Là, Jackie a lui aussi mis beaucoup de sa patte dans le spectacle. Nous avons joué six fois un extrait d&#8217;une demi-heure dans le cadre du festival &laquo;&nbsp;Chantier d&#8217;artistes&nbsp;&raquo;. Les gens du Lieu Unique ont dû apprécier puisqu&#8217;ils nous ont proposé de créer le spectacle dans son intégralité pour janvier 2008. Finalement, tout a été relativement vite.</p>
<p><strong>Je prenais comme point de départ ta rencontre avec Dominic Sonic en juin 2004. Mais ton niveau d&#8217;adrénaline, alors, il en est où ? C&#8217;est quand même un sacré projet. Ça doit demander une énergie folle, non ?</strong></p>
<p>Autant l&#8217;an passé, lorsque nous avons effectué cette première résidence au Lieu Unique, j&#8217;étais particulièrement stressé car je gérais pas mal d&#8217;histoires liées à la production de l&#8217;événement, autant cette année tout roule. La compagnie Meta Jupe d&#8217;Hervé a fait appel à une chargé de prod, Christelle, qui s&#8217;occupe de tout. C&#8217;est du velours. De plus, après cette première expérience, nous savons que l&#8217;équipe s&#8217;entend humainement et artistiquement. Ce qui était une véritable gageure avec toutes ces fortes personnalités !</p>
<p><strong>Justement, peux-tu nous tracer un portrait rapide de chacun des intervenants ? Jackie Berroyer et Dominic Sonic sont-ils les touche-à-tout pointilleux au grand coeur qu&#8217;on imagine ? </strong></p>
<p><strong></strong>Je ne me risquerais pas à dresser un portrait de chacun. Trop peur de me faire casser la gueule&#8230; <strong></strong></p>
<p><strong>Oh la… c&#8217;est un métier à risque ! Plus sérieusement, tu te souviens du moment où t&#8217;es venue l&#8217;idée, le scénario de la pièce ?</strong></p>
<p>L&#8217;idée d&#8217;écrire une pièce pour Dom m&#8217;est venue lors des TransMusicales. Chaque année, nous nous réunissons pour un repas arrosé le samedi des Trans avec quelques amis. Chez Fred qui nous accueillait, il y avait une photo au mur de Dom avec les frères Asheton, quand il avait fait &laquo;&nbsp;chanteur des Stooges&nbsp;&raquo;. J&#8217;ai dit en rigolant à Fred : &laquo;&nbsp;Moi aussi, j&#8217;aimerais  bosser avec Sonic !&nbsp;&raquo;. Il m&#8217;a répondu : &laquo;&nbsp;Bah vas-y ! Propose-lui&#8230;&nbsp;&raquo;. Dès mon retour à Nantes, je me mettais à la tâche&#8230; Le scénario en revanche, je ne le connaissais pas. Pour chacun des textes que j&#8217;écris, je suis toujours mon premier lecteur dès que je m&#8217;installe devant l&#8217;ordinateur. La seule base de départ était de reprendre quelques unes des paroles de La loi des pauvres gens, chanson que j&#8217;adore depuis que j&#8217;ai 14 piges. On dit toujours &laquo;&nbsp;quels morceaux embarquerais-tu sur une île déserte ?&nbsp;&raquo;. Celle-là figurerait dans mon trio assurément.</p>
<p><strong>Petit intermède musical : le trio aujourd&#8217;hui ce serait quoi, alors ?</strong></p>
<p>La Loi, donc, Looser de Beck et Rebop de Marie et les Garçons. Que des tubes en quelque sorte. <strong></strong></p>
<p><strong>Perdre sa femme dans un hypermarché, le départ de la pièce, c&#8217;est pas commun… En même temps ça semble tellement aller bien à Jackie Berroyer. C&#8217;est quoi ton &#8216;référentiel&#8217;, tu as des idoles en littérature ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai énormément lu étant gamin, je dévorais même. Aujourd&#8217;hui, faute de temps, je ne lis plus beaucoup. J&#8217;adorais Maupassant, Céline, Faulkner&#8230; <strong></strong></p>
<p><strong>Revenons à ton travail d&#8217;écrivain : dans quel état d&#8217;esprit écris-tu ? Isolement, cigarettes, alcool fort, et Remington jusqu&#8217;à l&#8217;accouchement ?</strong></p>
<p>Je n&#8217;écris pas souvent car j&#8217;ai beaucoup de boulot par ailleurs. Donc je m&#8217;y mets généralement quand j&#8217;ai quelques jours de vacances. Je suis très discipliné. Je m&#8217;y mets aux alentours de 8 heures du matin, cafetière et tabac à mes côtés, et j&#8217;écris jusqu&#8217;à midi. Tous les jours pendant cette période. J&#8217;écris chaque texte, pièce ou roman, avec le même disque que j&#8217;écoute en boucle. Par exemple, quand j&#8217;entends Homework, le premier album de Daft Punk, aujourd&#8217;hui à la radio, je repense invariablement à un texte sur Maupassant que j&#8217;ai écrit en 1997. <strong></strong></p>
<p><strong>Écrire des pièces n&#8217;est donc pas ton premier job ? Touche-à-tout, toi aussi ?</strong></p>
<p>Je suis journaliste. J&#8217;ai commencé par les fanzines, adolescent. Ensuite j&#8217;ai bossé pour un journal national, à Buenos Aires puis à Paris. Aujourd&#8217;hui, je monte mon propre titre, Paplar, qu&#8217;on propose uniquement sur les festivals. On vient de commencer aux dernières TransMusicales où on a d&#8217;ailleurs invité Jackie comme chroniqueur. <strong></strong></p>
<p><strong>Tu es content du lancement de Paplar ? Des retours ?</strong></p>
<p>Oui, ça s&#8217;est vraiment bien passé. Très bonne expérience. On a pris contact avec d&#8217;autres festivals intéressés pour nous accueillir en 2008. <strong></strong></p>
<p><strong>A propos du duo musique/écriture dont tu parles un peu plus haut, il est amusant de constater qu&#8217;on le retrouve également chez Jackie Berroyer, journaliste rock dès les 70&#8242;s puis scénariste, et chez Dominic Sonic qui a écrit un roman dont on devrait entendre parler prochainement j&#8217;espère…</strong></p>
<p>Pour Jackie, je savais évidemment tout ça. Mais pour Dom, j&#8217;ignorais avant qu&#8217;il ne m&#8217;en parle qu&#8217;il avait écrit un roman. Il me l&#8217;a fait lire. C&#8217;est vraiment un très bon texte, pas prétentieux du tout, très humain. J&#8217;espère vraiment pour lui qu&#8217;il sera publié. Son ami Jean Echenoz avait essayé de le &laquo;&nbsp;placer&nbsp;&raquo; aux Editions de Minuit, mais ça ne l&#8217;avait pas fait. Je suis sûr qu&#8217;il y a d&#8217;autres maisons qui pourraient le signer. Quant à Hervé Guilloteau, le metteur en scène, il adore mélanger dans son travail musique et théâtre. <strong></strong></p>
<p><strong>La question récurrente lorsque j&#8217;évoque la pièce autour de moi c&#8217;est : sera-t-elle ensuite jouée ailleurs qu&#8217;à Nantes ? Je suppose qu&#8217;avec l&#8217;équipe vous ferez le bilan après le passage au Lieu Unique, mais c&#8217;est quelque chose qui est souhaité ? </strong></p>
<p>On espère évidemment que des programmateurs vont venir à Nantes voir le spectacle et qu&#8217;une tournée va s&#8217;ensuivre pour la saison 2008-2009. Dans le contexte actuel du spectacle vivant, il est très dur de monter une tournée. Déjà, le fait d&#8217;avoir dix dates en janvier, c&#8217;est presque un exploit ! Mais ce serait triste de s&#8217;arrêter là. Avec toute l&#8217;implication que chacun a mis dans ce spectacle&#8230; <strong></strong></p>
<p><strong>Implication qui se ressent au travers des </strong><a href="http://www.lelieuunique.com/theatre/fiches/fiche_t4.html" target="_self">diaporamas disponibles sur le site du Lieu Unique</a><strong>. Chouettes photos de Caroline Bigret… Sacrés &laquo;&nbsp;gueules&nbsp;&raquo; quand même : on sent les &laquo;&nbsp;fortes personnalités&nbsp;&raquo;… Bon, dis-moi, finalement, on sait peu de choses de la pièce &#8211; à part cette histoire d&#8217;épouse perdue dans un hypermarché. Tu la qualifierais comment ? Décalée ? Surréaliste ? Touchante ? Elle s&#8217;adresse à quel public ?</strong></p>
<p>On navigue en permanence dans l&#8217;absurde. Ce qui est bien également, c&#8217;est que le spectacle est évolutif. Tous les jours, on rajoute des trucs, des trouvailles&#8230; Jusqu&#8217;au 15, et même pendant les dix jours, ça évoluera.</p>
<p><strong>Avant de se quitter &#8211; merci à toi et à très bientôt &#8211; quelle est cette fée que vous avez invité ?</strong></p>
<p>C&#8217;est une fée à qui Jackie et Bertrand cassent la gueule. Mais je n&#8217;en dirai pas plus&#8230;</p></div>
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		<title>Klimperei / Christophe Petchanatz</title>
		<link>http://www.tomtipunkrecords.net/2007/03/09/klimperei-christophe-petchanatz/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Mar 2007 16:12:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom Tipunk</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[<span style="font-style: italic;">J'ai crois&#233; sur le net Christophe Petchanatz l'&#233;crivain avant Klimperei le musicien. Deux repr&#233;sentations (virtuelles) parmi d'autres d'un m&#234;me personnage. Coup de coeur litt&#233;raire, coup de coeur musical, coup double. Evident coup double : il me sera donc &#233;videmment difficile de l'expliquer. A la question &#34;Pourquoi ?&#34; je r&#233;pondrai simplement &#34;Parce que&#34;. Point-barre. Il me suffit de <a href="http://www.editionhuguet.com/livres/pagelivres/S3alfreds2.html">lire</a>. Il me suffit d'<a href="http://klimperei.free.fr/disco/disco.html#lily">&#233;couter</a>. Premi&#232;re partie de l'interview.</span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-style: italic;">J&#8217;ai croisé sur le net Christophe Petchanatz l&#8217;écrivain avant Klimperei le musicien. Deux représentations (virtuelles) parmi d&#8217;autres d&#8217;un même personnage. Coup de coeur littéraire, coup de coeur musical, coup double. Evident coup double : il me sera donc évidemment difficile de l&#8217;expliquer. A la question &laquo;&nbsp;Pourquoi ?&nbsp;&raquo; je répondrai simplement &laquo;&nbsp;Parce que&nbsp;&raquo;. Point-barre. Il me suffit de <a href="http://www.editionhuguet.com/livres/pagelivres/S3alfreds2.html">lire</a>. Il me suffit d&#8217;<a href="http://klimperei.free.fr/disco/disco.html#lily">écouter</a>. Première partie de l&#8217;interview.</span><br />
<span id="more-113"></span></p>
<div style="border-right: 10px none; float: left; font-family: Helvetica,Arial,sans-serif;"><img src="/share/Image/klimperei/petchanatz_klimperei.jpg" alt="Dominic Sonic" hspace="10" width="252" height="252" align="top" /></div>
<div><strong>Comment va Lola ?</strong><br />
 <img src='http://www.tomtipunkrecords.net/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' />  Lola va fort bien, merci <img src='http://www.tomtipunkrecords.net/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<p><strong>Vous écrivez, vous composez, photographiez (quoi d&#8217;autre ?), en solo, en groupe : d&#8217;où vient cette boulimie ? Combien avez-vous d&#8217;enfants ?</strong><br />
J&#8217;ai fait de la peinture aussi, dix ans. Il n&#8217;en reste rien. Cette boulimie ? Peut-être une sorte de petite danse pour combattre la migraine, l&#8217;angoisse ? Le sentiment de la courte vie ? Le plaisir aussi. Faire&#8230; Ajouter les petites briques au mur. Au monde, pardon.<br />
Ah j&#8217;ai également tenu revue, éditions, jadis. <a href="http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=%22editions+de+garenne%22&amp;meta">Les Éditions de Garenne</a>, notamment.<br />
Enfants : un, la très sublime Lola.</p>
<p><strong>Les petites briques au mur, &laquo;&nbsp;Another brick in the wall&nbsp;&raquo;&#8230; </strong><strong>C&#8217;est Klimperei, le musicien, qui répond, alors ? Le sentiment de la courte vie : vous vous souvenez de la fois où cela vous est &laquo;&nbsp;tombé dessus&nbsp;&raquo; ?</strong><br />
Très tôt. Dès le début. Je crois me souvenir que j’ai toujours entretenu un doute quant à la confiance que l’on peut accorder au monde. Sa subjectivité. Sa porosité : tout ce qu’on peut y ajouter, qu’on doit y ajouter. De toute façon ça manque. Ça manquait.<br />
La courte vie, oui, très vite : le constat qu’on ne peut tout faire (la botanique, l’architecture, par exemple, me fascinent) ; mais pas le temps de tout embrasser. Alors on choisit. Obligé.</p>
<p><strong>Votre actualité est double : littéraire d&#8217;abord, avec Les Alfreds, quarante récits courts à paraître en janvier aux Éditions Huguet, musicale ensuite, avec On The Lily lawn qui vient de sortir sur le label Jardin au Fou&#8230;</strong><br />
Oui.<br />
&#8230;<br />
J’étoffe ?<br />
Les textes. Ne sont pas récents. Mais il faut du temps. Pour pofiner, peaufiner. C&#8217;est M. Narvaez qui m&#8217;a sollicité, suborné, pour que ces textes quittent le disque dur. C&#8217;est très délicieux d&#8217;être sollicité. Pour On The Lily Lawn, j&#8217;espère que la dimension particulière de cet opus (modelé par Sébastien Morlighem : choix des titres orientation sonique) sera &#8211; un jour &#8211; remarquée. C&#8217;est un objet tout à fait particulier dans la discographie klimperienne&#8230;<br />
J’ajoute les deux à paraître sous peu (au printemps), chez Jardin au Fou toujours : <strong>Love You</strong>, compilation de morceaux de Klimperei qui n’avaient été publiés que sur cassette, jadis ; choisis par Sébastien Morlighem. Dépoussiérés. Et <strong>Galipoche et Chipiron</strong>, album composé et enregistré pour la très sublime Lola.<br />
Et, la sortie de ces deux CDs devrait (devrait, je croise les doigts) être accompagnée d’un événement exceptionnel. Je n’en dirai pas plus pour l’instant.</p>
<p><strong>Être sollicité, être reconnu, donc, d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre. C&#8217;est cela qui est délicieux ou bien est-ce l&#8217;objet physique, palpable, qui naît de la sollicitation, et qu&#8217;on pourra transmettre, laisser pour preuve d&#8217;une courte existence ?</strong><br />
Non ce n’est pas être sollicité. Reconnu, sans doute. Mais d’abord : faire, essayer de faire, et approcher le plus possible de ce que l’on essaie de faire. C’est toujours un peu raté, c’est pourquoi on recommence. Puis l’objet (je considère indifféremment un morceau de musique ou un texte comme un objet) s’en va — il est <em>publié </em>— cahin-caha. Il fait sa vie. Ce sont les autres qui lui permettent — ou non — de vivre. Vous savez, ce qui me touche le plus, c’est quand quelqu’un — un ou une inconnue — laisse un message quelque part indiquant que telle lecture ou tel morceau l’avait touché(e).</p>
<p><strong>J&#8217;avais adoré &laquo;&nbsp;L&#8217;acarien autophage&nbsp;&raquo;&#8230; Ce texte figure-t-il dans Les Alfreds ? Ces quarante récits, vous les avez écrit sur quelle période ? Les éditer permet de passer à autre chose ?</strong><br />
Non, <strong><span style="font-variant: small-caps;">l&#8217;acarien</span></strong> n&#8217;est pas — après vérification — dans les Alfreds. Mais vous devriez y trouver votre content&#8230;<br />
La période d&#8217;écriture est très étendue. Et puis je suis lent, et pointilleux. Dix ans pour certains. Mais pas à temps plein, évidemment.<br />
Les publier débarrasse. C&#8217;est vraiment ça. Un texte non publié est toujours là plaintif, non-fini. Alors on y revient régulièrement, on remet un coup de papier de verre. Là, ça y est, ils sont grands, autonomes&#8230;</p>
<p><strong>« la dimension particulière de cet opus » : qu&#8217;est-ce qu&#8217;On The Lily Lawn a de particulier dans votre discographie ?</strong><br />
Beaucoup de choses. Le petit format, qui au début ne me convainquait guère. C’est également le premier album de Klimperei 100% Petchanatz. Plutôt pop, chanté (en anglais). Un dégagement, certes incomplet, de la forme Klimperei « canonique » disons.</p>
<p><strong>Klimperei est plutôt un adepte des productions à trente ou quarante pistes, quarante c’est aussi le nombre de récits choisis pour Les Alfreds par Christophe Petchanatz… Vous produisez « goulûment » : vos origines lilloises, un petit côté flamand (que j’ai moi-même) peut-être ?</strong><br />
La « quantité » est aussi fonction de la brièveté : les morceaux sont courts ; les textes aussi. Plusieurs raisons à cela. D’abord un goût prononcé pour les miniatures. Puis, côté musique (textes aussi peut-être), les méthodes et rythmes de travail personnels : ma mémoire n’est pas excellente, je n’écris pas la musique (ou peu, mal : des schémas). Ceci étant, je ne renie pas les origines nordiques (je comprends assez bien le chtimi).</p>
<p><strong>On The Lily Lawn est vraiment étonnant. Hors du temps. Hors d’ici. Musicalement très anglo-saxon. C’est conscient de la part de Klimperei ?</strong><br />
Pour ce CD, oui. J’étais délibérément dans la frange « pop » dans l’ancienne acception du terme. Voire pop un tantinet « progressive » (les premiers Soft Machine, Wyatt). Le tout à la « sauce » Klimperei : les sonorités. Insister sur le rôle éminent de Sébastien Morlighem qui a orienté les options, opéré un choix drastique dans la production réalisée pour ce projet. Je suis très flatté du « hors du temps », « hors d’ici ». Surtout du « hors du temps » d’ailleurs.</p>
<p><strong>Un choix drastique : vous pouvez préciser ?</strong><br />
Il y avait beaucoup plus de morceaux, de genres parfois différents. Je me suis laissé guider par les options de Sébastien. Et je pense avoir très bien fait de le suivre sur cette voie.</p>
<p><strong>Comment et où se sont déroulées les sessions d’enregistrement, mixage, etc. ?</strong><br />
Ça se passe — comme toujours — <a href="http://klimperei.blogspot.com/2006/12/le-studio-est-fini-presque.html">à la maison</a>. Le comment : pour les chansons, j’avais la chance d’avoir les paroles de <a href="http://www.cipmarseille.com/auteur_fiche.php?id=1399">John B. Cornaway</a> sous le coude depuis des années. Je trouve très facile de composer des chansons quand le texte est déjà là — pour dire vrai je trouve très difficile d’écrire des paroles… C’est donc enregistré à la maison, le mixage se fait en cours de route, au fur et à mesure. C’est tout simple.</p>
<p><strong>De quel(s) instrument(s) jouez-vous ? </strong><br />
Je joue de tout, pas très bien. Disons que j’arrive à peu près à obtenir ce que j’imagine vouloir atteindre. C’est sans doute dans cet <em>à peu près</em> que se situe la touche personnelle d’ailleurs. Je n’ai plus de piano, en revanche, depuis la séparation d’avec Françoise.</p>
<p><strong>Peintre, écrivain, musicien, critique… Comment, et dans quelle mesure, chacun de ces « personnages » influence-t-il les autres ? </strong><br />
Je crois qu’il faut plutôt parler de complémentarité. Je ne peins plus mais <a href="http://laviedebureau.free.fr/G/">je dessine un peu parfois</a>. J’ai cessé le travail de critique (poésie) après quelques années (fastidieux). Complémentarité donc, car ce que l’on peut exprimer par l’écriture diffère considérablement (les mots) de ce que l’on peut « dire » avec la musique. De manière plus générale, c’est le besoin (sans aucune forfanterie) de <em>créer</em> qui anime tout cela, qui m’est profondément nécessaire (mais ça peut aussi être le bricolage ou la cuisine).</p>
<p><strong>Quelle question Klimperei aimerait-il poser à Christophe Petchanatz ?</strong><br />
— Christophe Petchanatz est-il un dictateur ?<br />
— Oui. Dans le cadre créatif, j’ai beaucoup de difficultés à collaborer. Expliquer, négocier… c’est fastidieux. Cependant, l’expérience avec <a href="http://no.use.free.fr/">DENTS</a> en tant que batteur, pour du free-rock improvisé, m’a beaucoup apporté, et surtout la batucada, où l’on n’est qu’un élément parmi d’autres, pour un ensemble, une entité ; la dimension créative y est plus limitée mais l’écoute — des autres — et le respect du chef y sont primordiaux. Et puis il y a ce projet pour le printemps. J’en parlerai dans quelques temps, là c’est un peu trop frais…</p>
<p><strong>Quelle question Christophe Petchanatz aimerait-il poser à Klimperei ?</strong><br />
— Peux-tu rappeler le rôle fondateur de Françoise Lefebvre ?<br />
— Si Françoise était un élément beaucoup moins productif (que moi) dans Klimperei, son rôle a été éminent pour la création du « concept » Klimperei. Le genre, le nom ; l’univers. Je souhaite que tous les amateurs de cette musique se souviennent de cela, et aient une pensée pour elle.</p>
<p><strong>L’un de vous deux pourrait-il me conseiller un disque indispensable ? Qui répond ?</strong><br />
Je n’en démords pas : Rock Bottom de Robert Wyatt. L’album absolu.<br />
Complément très « rock’n’roll » (quoique) :<br />
Guitaristes : Robert Fripp, Fred Frith, Mike Oldfield, Steve Hillage<br />
Bassiste : Jaco Pastorius, John Entwistle, Jannick Top (pour De Futura)<br />
Claviers : bof… Manfred Mann (in Solar Fire et Nightingales and Bombers), Kerry Minnear<br />
Batteurs favoris : Keith Moon, <strong>Jaki Liebezeit</strong><br />
Énergumènes : <strong>Daevid Allen</strong>, Kevin Coyne, Kevin Ayers, Brian Eno, David Thomas, Tom Waits, Vivenza, Genesis P-Orridge, Syd Barrett, Erik Satie … et tant d’autres.<br />
Voir : <a href="http://klimperei.free.fr/else/fav.html">klimperei.free.fr/else/fav.html</a></p>
<p><strong>Même question pour un livre ? </strong><br />
Plus difficile. <em>La Pornographie</em><em>, </em>de Gombrowicz… Mais il y en a tant d’autres…</p>
<p><strong>Revenons pour terminer, si vous le voulez bien, sur « Les Alfreds ». Si ce n’est pas indiscret, aimeriez-vous le dédicacer à quelqu’un en particulier, et quelle pourrait être la dédicace ?</strong><br />
À mes parents, sans aucun doute, à quelques copains d’enfance et à la ville d’Héricourt. Tout le terreau est là : un gamin en Haute-Saône, qui ne comprend pas grand-chose au monde et échafaude des théories saugrenues.<br />
Dédicace ? « Voyez ce que vous avez fait de moi … » ; quelque chose comme ça…<br />
Je reviens là-dessus (j’y ai pensé un peu, plus tard). Ce qui caractérise le terreau, je crois, c’est cette enfance dans l’activité de la Croix-Bleue, en Haute-Saône (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Croix-Bleue">http://fr.wikipedia.org/wiki/Croix-Bleue</a>), à côtoyer des gens, très pauvres, malades, alcooliques, etc. C’était du Zola… Cela avait un relief, une consistance incroyable…</p>
<p><strong>Blind test (Arno. « Je ne veux pas être grand »). Vous connaissez ? Qu&#8217;est-ce que ça vous inspire ?</strong><br />
ARNO. J&#8217;adore. Peut-être pas un vrai piano, il y a un peu de phasing dessus&#8230; J’aime vraiment beaucoup Arno, sa musique, son chant, le personnage…</p>
<p><strong>Arno / Klimperei : des similitudes, non ? L&#8217;idée m&#8217;est venue en écoutant « One for the pot », la piste 4 de « On the lily lawn ». Arno c&#8217;est aussi (parfois) un univers de boites à musique, de jouets, de manèges de chevaux de bois, de fanfares, sans que ce soit pour autant l&#8217;esprit de la fête&#8230; Chez vous, les boites à musique dissonent, et puis il y a vos dessins : vous non plus, vous ne voulez pas être grand&#8230;</strong><br />
Hé bien je n’avais jamais pensé à cela. C’est très flatteur. Mais Arno est un homme de scène. Pas moi. Ceci étant, pour le refus (ou l’impossibilité ?) de grandir, sans doute. C’est plus complexe : parfois, je considère mon âge, et ce que la représentation sociale traditionnelle met en regard de cet âge en termes de comportement, centres d’intérêt, etc. Et je me dis « ça ne colle pas ». Les « adultes » (et certains jouent à ça très tôt), le <em>rôle</em> d’adulte m’a toujours semblé quelque chose d’étrange. <strong>Une mascarade. </strong>Mais triste… non, pis : ennuyeuse…</p>
<p><strong>Sensibilité d’artiste… (« mascarade ennuyeuse » : ça ne va pas s’arranger, si vous me le permettez, avec l’arrivée de Lola…) Vous n’êtes pas un homme de scène, dites-vous : Klimperei ne se joue pas (plus) live ? Vous n’en avez pas envie ?</strong><br />
Ah, la question de « comment (pourquoi ?) communiquer des valeurs auxquelles je ne crois guère » me tarabuste bougrement. Disons que je vais essayer de lui transmettre un appareil critique qui lui permettra bon gré mal gré de faire ses propres choix… Bon ça reste très théorique, actuellement je suis ravi de ses « areu aga gouzou »…<br />
La scène… il y a eu quelques expériences intéressantes — avec Totentanz surtout — où j’ai perçu, avec désagrément, l’artifice du concert, de la mise en scène. De la dimension manipulatoire que cela pouvait révéler ; des conventions, des clichés… Une cérémonie, codifiée…<br />
Je ne suis pas mal à l’aise sur scène (surtout caché derrière une batterie) mais mes autres difficultés relèvent d’une grande réticence à jouer et rejouer un répertoire stabilisé et par ailleurs d’une mémoire fort défaillante (et que je ne cherche pas à réparer). D’où : en live, ce sera(it) forcément de l’impro.<br />
En outre Klimperei n’est pas un groupe, c’est juste un gugusse (moi) ; pour la scène, et pour retrouver le climat, il faudrait un peu du monde…<br />
Mais, mais mais mais (voix de Dutronc dans le dragueur des supermarchés) rien n’est exclus…</p>
<p><strong>Vous m’avez glissé dans l’oreille, en aparté, votre envie « de publier un &#8216;vrai&#8217; disque avec une grande belle pochette et plein de trucs écrits dedans… ». Dites-m’en plus. Nostalgique ? Un truc dans le style « album blanc » ? Qu’est-ce que vous y mettriez ? Il n’est jamais trop tard…</strong><br />
Ça n’est pas un projet précis, pas une nostalgie dans le sens passéiste… mais je trouve que le CD standard est un objet moche. Le boîtier plastique est fragile, les charnières merdiques, et la petite taille de l’objet réduit souvent les notes de pochette à un minimum homéopathique, ajoutez à cela une vue assez basse et c’est réglé : même les titres, je ne peux pas les lire… A l’apogée de ma consommation discographique, de 1975 à 1985, pour faire simple, j’avais un budget énorme consacré à l’achat de disques ; c’était aussi une belle époque pour ça… Sans compter que je remontais le temps… Les pochettes étaient somptueuses (oui j’ai aimé le Brain Salad Surgery de ELP par Giger, et alors ?), il y avait les paroles, des anecdotes, du scrap-booking… on y passait du temps… on rêvait…<br />
Mais bon, si je devais faire quelque chose ce serait plutôt « un truc dans le style » Gong ou Daevid Allen. Des conneries, des délires dans tous les coins…</p>
<p><strong> &#8211; A suivre -</strong></div>
<p>Interview sous <a hreflang="fr" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.0/fr/">licence CC-by-nd 2.0 Fr</a> par Die Intellektronische Biparietal Projekt.</p>
<p>Retrouvez Klimperei et Christophe Pétchanatz sur <a hreflang="fr" href="http://christophepetchanatz.free.fr/">http://christophepetchanatz.free.fr/</a></p>
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		<title>Interview de Psyrok</title>
		<link>http://www.tomtipunkrecords.net/2007/02/15/psyrok-l-interview/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Feb 2007 10:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom Tipunk</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[psyrok]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Simon aka Psyrok, artiste londonien, nous faisait le plaisir il y a peu de publier ici même Sempiternity, un EP orienté Trip-hop. Die IBP n'a peur de rien, même pas du ridicule, et, n'écoutant que son courage et la petite voix intérieure qui lui disait "une itw en angliche, comment c'est trop hype coco...", Die IBP, donc, s'est emparé de son meilleur accent (NDLR : qu'on ne lit pas distinctement dans le texte ci-dessous) pour poser quelques questions au sus-nommé artiste londonien...</em>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Simon aka <a href="http://www.tomtipunkrecords.net/tag/psyrok/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec psyrok">Psyrok</a>, artiste londonien, nous faisait le plaisir il y a peu de publier ici même Sempiternity, un EP orienté Trip-hop. Die IBP n&#8217;a peur de rien, même pas du ridicule, et, n&#8217;écoutant que son courage et la petite voix intérieure qui lui disait &laquo;&nbsp;une itw en angliche, comment c&#8217;est trop hype coco&#8230;&nbsp;&raquo;, Die IBP, donc, s&#8217;est emparé de son meilleur accent (NDLR : qu&#8217;on ne lit pas distinctement dans le texte ci-dessous) pour poser quelques questions au sus-nommé artiste londonien&#8230;</em><br />
<span id="more-112"></span></p>
<div style="border-right: 10px none; float: left; font-family: Helvetica,Arial,sans-serif;"><img src="http://tomtipunkrecords.free.fr/artists/psyrok/psyrok-tiny.jpg" alt="Psyrok" hspace="10" align="top" /></div>
<div><span style="font-weight: bold;">Hi Simon. You were born in Wellington, New Zealand, but now </span><span style="font-weight: bold;">live in London. Why did you make such a long journey?</span><br style="font-weight: bold;" /><br />
I came over here for the same reason a lot Kiwi&#8217;s do, to experience life, travel and see the world. NZ is a very tiny place, and isolated. For the first 20 years of my life I only left the country once. SoI decided to go and live in Australia for a while and then I got bored there too so came to London. Nearly 3 years on and I am still enjoying the dirty city life.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">What&#8217;s your job right now?</span></p>
<p>I work for the UK Lottery Fund. The profits from the national lottery are available to charities to apply for as grants and we assess those applications. But I tell people I am a &#8217;musician&#8217; <img src='http://www.tomtipunkrecords.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><span style="font-weight: bold;">How many years have you been making music?</span></p>
<p>I took piano lessons when I was around 9 years old, but I hated it and quit as soon as I my parents would let me. Then I didn&#8217;t play any instruments until around 15 when I started playing guitar. Since then I kept playing guitar and picked up bass as well, playing in various bands with friends. I started experimenting making electronic music around 2004 with the Playstation music game. I enjoyed it, so I eventually got a PC together and Fruity Loops software. Once I mastered how to use FL, I found I could make reasonable quality tracks so I started getting serious about producing in the last 2 years.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Is London a good place for making music?</span></p>
<p>Absolutely, it&#8217;s probably one of the best places to make music as far as opportunities go. Besides my electronic work, I play bass in a band and we are never short of venues to play at. It is also great forgoing to gigs and getting inspiration from the musicians you really admire, beacause EVERYONE plays in London &#8211; compared to New Zealand, where you might see 3 really big overseas bands in a year, if you&#8217;re lucky!</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Do you remember the first audio stuff you got (LP/EP/Toy/&#8230;)?</span></p>
<p>My very first record was Bon Jovi &#8211; Slippery When Wet on vinyl. I bought it with my birthday money and it started my dream of becoming a rock star <img src='http://www.tomtipunkrecords.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><span style="font-weight: bold;">Wow&#8230; There are miles from Bon Jovi to your electronic music: do you still think about making the girls like dancing ? <img src='http://www.tomtipunkrecords.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </span></p>
<p>Yeah, it has been a long journey, but hey &#8211; tell me 1 person you know that won&#8217;t sing along to &#8216;Livin&#8217; on a prayer&#8217; ? And I always think about dancing girls.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">One person? I am this one! (not on my head! <img src='http://www.tomtipunkrecords.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  ). I think the only thing I know from Jovi is a stuff talking about &laquo;&nbsp;a bed of roses&nbsp;&raquo; in the 90s. I do hate guitar heroes (but I did love them). Well, well, well&#8230; Tell me, what kind of hardware and software do you use to make your music?</span><br style="font-weight: bold;" /><br />
At present I am using a crappy PC that I got free from work, Fruity Loops Studio and Audacity plus a USB condenser Mic. It&#8217;s a very simple set-up but it works for me. Maybe in the future I&#8217;ll learn how to use Reason and Ableton, etc.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Do Psyrok plays live?</span></p>
<p>So far, no. I have recently been offered a slot DJing my own stuff at a club night in London that showcases NZ music, so that will be the first solo Psyrok gig. I&#8217;m looking forward to getting out there.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">What&#8217;s the next step for Psyrok?</span></p>
<p>Well, I have just release my first CD. It&#8217;s a 5 track EP with a range of styles. I released it on my own micro-label &#8216;Psylince Records&#8217;. So I will work on publicity for that right now, try to get some reviews and maybe even sell 1 or 2 copies! (Check <a href="http://www.psyrok.co.uk">www.psyrok.co.uk</a> for details! <img src='http://www.tomtipunkrecords.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> )</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Some words about remixes?</span></p>
<p>I enjoy making remixes. I do it mostly for fun, and have entered a few contests. The latest contest I entered was remixing a track for trance label Pure Substance, my track came in the top 10. I was happy about that!</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Would you like to become famous? Who do you really admire? (not necessary in music)</span></p>
<p>I really wouldn&#8217;t like to be super-famous. I would prefer that everyone knows the name Psyrok, but not the face! <img src='http://www.tomtipunkrecords.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  I admire a few different people. Musically I admire a range of artists. Some of my major influences are Mike Patton, Tool, The Mars Volta and Massive Attack. I admire all of my family and friends for many reasons. And of course Tom Tipunk Records for their good taste in music! <img src='http://www.tomtipunkrecords.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><strong>Thanks a lot, Si, and see you soon.</strong></p>
<p>Interview sous <a hreflang="fr" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.0/fr/">licence CC-by-nd 2.0 Fr</a> par Die Intellektronische Biparietal Projekt.</p>
<p>Retrouvez Psyrok sur <a hreflang="en" href="http://www.psyrok.co.uk">http://www.psyrok.co.uk</a></p>
</div>
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		<title>Dominic Sonic : un ange passe.</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Jul 2006 13:20:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom Tipunk</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[La Folle de Saint-Lunaire]]></category>
		<category><![CDATA[cold tears]]></category>
		<category><![CDATA[dominic sonic]]></category>
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		<description><![CDATA[<em>Je m'appelle Patric, j'ai 45 ans, et je suis Sonicaholic. Patric ne prend pas de K parce que, devenu à mes yeux parfaitement inutile un soir de mai 1990, ce K finît par être au bout de mon prénom comme on peut être au bout du rouleau : désespéré. Inutile et parfaitement désespéré, il devint alors rapidement désespérant, pour tout dire exaspérant, et je décidais de m'en séparer sans faire plus de cas. Couic, sans K mais avec un C comme Dominic, un C dont le son ne saurait être de ceux sur lesquels s'extasiaient de stupides marionnettes il y a vingt ans de cela. Pardonnez-moi si j'allitère (d'asile). D'ailleurs à ce propos, puisque tout a une fin, même l'errance, revenons sans crainte à nos moutons dont Buk, je crois, s'est toujours tenu éloigné. Le vieux Buk, petite mère, comme chaque nuit ou presque maintenant, est passé me voir et nous avons éclusé quelques bières en évoquant Miller, et Genet, et des histoires de singes qui rongent la nuque, des voix dans les flammes, des larmes de crocodiles. Nous avons une fois de plus tenté de résoudre mai 1990, Lille, scène de l'Aéronef, apparition côté cour, ralenti, effet Doppler, les neurones mis à mal. Buk a dit John, et Johnny, celui des poupées new-yorkaises, il a dit Gueule d'ange, Attitude. J'ai dit Jim, tenté Faille temporelle, murmuré Iggy, je me suis arrêté, j'ai avancé doucement Dominic. Buk a souri en silence, descendu bruyamment une nouvelle boîte de bière, et s'en est retourné retrouver Cass, la plus belle fille de la ville, en gueulant Add To Friends, t'aurais pas dû, mec, c'est pas bon pour ta thérapie, ça, pas bon du tout...</em>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Je m&#8217;appelle Patric, j&#8217;ai 45 ans, et je suis Sonicaholic. Patric ne prend pas de K parce que, devenu à mes yeux parfaitement inutile un soir de mai 1990, ce K finît par être au bout de mon prénom comme on peut être au bout du rouleau : désespéré. Inutile et parfaitement désespéré, il devint alors rapidement désespérant, pour tout dire exaspérant, et je décidais de m&#8217;en séparer sans faire plus de cas. Couic, sans K mais avec un C comme Dominic, un C dont le son ne saurait être de ceux sur lesquels s&#8217;extasiaient de stupides marionnettes il y a vingt ans de cela. Pardonnez-moi si j&#8217;allitère (d&#8217;asile). D&#8217;ailleurs à ce propos, puisque tout a une fin, même l&#8217;errance, revenons sans crainte à nos moutons dont Buk, je crois, s&#8217;est toujours tenu éloigné. Le vieux Buk, petite mère, comme chaque nuit ou presque maintenant, est passé me voir et nous avons éclusé quelques bières en évoquant Miller, et Genet, et des histoires de singes qui rongent la nuque, des voix dans les flammes, des larmes de crocodiles. Nous avons une fois de plus tenté de résoudre mai 1990, <a href="http://www.tomtipunkrecords.net/tag/lille/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec lille">Lille</a>, scène de l&#8217;Aéronef, apparition côté cour, ralenti, effet Doppler, les neurones mis à mal. Buk a dit John, et Johnny, celui des poupées new-yorkaises, il a dit Gueule d&#8217;ange, Attitude. J&#8217;ai dit Jim, tenté Faille temporelle, murmuré Iggy, je me suis arrêté, j&#8217;ai avancé doucement Dominic. Buk a souri en silence, descendu bruyamment une nouvelle boîte de bière, et s&#8217;en est retourné retrouver Cass, la plus belle fille de la ville, en gueulant Add To Friends, t&#8217;aurais pas dû, mec, c&#8217;est pas bon pour ta thérapie, ça, pas bon du tout&#8230;</em><br />
<span id="more-164"></span></p>
<div style="border-right: 10px none; float: left; font-family: Helvetica,Arial,sans-serif;"><img src="http://www.tomtipunkrecords.net/images/sonic/dominic_sonic.jpg" alt="Dominic Sonic" hspace="10" align="top" /></div>
<div><strong>Salut Dominic, si je compte bien, tu viens de fêter 25 années de présence dans le paysage rock (français)&#8230; Quel regard tu poses sur ça ?</strong></p>
<p>Je suis partagé entre deux sentiments : d&#8217;une part, je me sens complètement &laquo;&nbsp;dedans&nbsp;&raquo; puisque je n&#8217;ai jamais arrêté de jouer et d&#8217;écrire. D&#8217;autre part, en travaillant avec Déportivo, par exemple, j&#8217;ai réalisé que les jeunes groupes ne me connaissaient pas, ce qui, au-delà du fait d&#8217;être rigolo car cela permet de se placer en observateur averti à leur insu, se ressent comme un passage de flambeau (dans une certaine mesure). Ce qui m&#8217;étonne le plus chez les jeunes groupes, comme chez les jeunes en général, c&#8217;est leur manque de culture musicale et générale.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Passage de flambeau&nbsp;&raquo;&#8230; Quiconque t&#8217;a vu sur scène sait que tu es un passeur, et dans tes compos, et dans l&#8217;attitude, et dans le choix des reprises&#8230; Il y a sur ton site internet une superbe photographie du groupe Kalashnikov : le <a href="http://www.tomtipunkrecords.net/tag/dominic-sonic/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec dominic sonic">Dominic Sonic</a> qui pose sur cette photographie, c&#8217;est déjà un passeur ? Ecrire une chanson sur le vieux Buk, c&#8217;est être un passeur, non ? </strong></p>
<p>Je ne pense pas avoir eu conscience de transmettre autre chose que celles qui me faisaient vibrer à l&#8217;époque. Philosophiquement, la notion d&#8217;empirisme m&#8217;a été transmise très tôt par un grand-père qui faisait de la philo comme le douanier Rousseau de la peinture&#8230; Il m&#8217;a principalement appris à faire partager ce qu&#8217;il (je, nous) trouvait agréable ou beau. Ce n&#8217;est que très récemment, en expliquant à mon fils de 15 ans certaines choses que mon grand-père m&#8217;avait demandé de transmettre &laquo;&nbsp;ad vitam aeternam&nbsp;&raquo;, que j&#8217;ai réalisé l&#8217;importance de ce passage de flambeau. Je crois même que la notion religieuse (quelle qu&#8217;elle soit) de vie éternelle, ne repose que sur cette notion. C&#8217;est simpliste, mais c&#8217;est une contribution envers l&#8217;humanité.</p>
<p><strong>Ta prochaine contribution, justement, c&#8217;est un album, on va y revenir, la sortie également d&#8217;un DVD, et puis, là où personnellement je ne t&#8217;attendais pas, un rôle au théâtre&#8230; Dis-moi tout sur ce dernier projet&#8230;</strong></p>
<p>Un jour, un garçon que j&#8217;avais rencontré lors d&#8217;une fête de la musique à Nantes m&#8217;a appelé pour me dire qu&#8217;il avait écrit une pièce intitulée &laquo;&nbsp;La loi des pauvres gens&nbsp;&raquo; (titre d&#8217;une de mes chansons) et qu&#8217;il souhaitait que je joue de la musique et que j&#8217;apparaisse comme comédien dans cette pièce. J&#8217;ai accepté, surtout lorsque j&#8217;ai appris que l&#8217;un des deux autres comédiens serait Jackie Berroyer. Je l&#8217;avais rencontré en 94 sur le plateau de &laquo;&nbsp;Nulle part ailleurs&nbsp;&raquo;, et suis fan de ce qu&#8217;il fait. Nous sommes récemment allés voir les Stooges ensemble. C&#8217;est un type génial. Pour conclure sur le sujet, nous allons faire une résidence au &laquo;&nbsp;lieu unique&nbsp;&raquo; (ancienne usine LU à Nantes) en septembre et y présenter notre travail. Nous tournerons ensuite début 2007. Je joue donc de nouveaux morceaux composés pour l&#8217;occasion et fais l&#8217;acteur par bribes.</p>
<p><strong>Ces nouveaux morceaux font partie du nouvel album ?</strong></p>
<p>Certains, peut-être&#8230; Dans la mesure où il est question que nous retouchions des textes que j&#8217;avais écrit pour les faire coller au plus près de la pièce, il se peut que je revienne plutôt aux versions originelles. Il est un peu tôt pour te répondre.</p>
<p><strong>La musique, le théâtre, l&#8217;image, on parle d&#8217;une collaboration avec l&#8217;écrivain Jean Echenoz : tu aimes les connexions inter-disciplines, déborder du cadre ? C&#8217;est une affaire de rencontres, d&#8217;amitié ? </strong></p>
<p>D&#8217;une part, je trouve le milieu de la musique trop étriqué pour y rester cantonné, mais j&#8217;aime écrire, peindre (même si dans mon cas la peinture en bâtiment serait plus propice&#8230;), mais surtout tenter de nouvelles aventures avec toute l&#8217;inconscience du novice. Je sais quand même m&#8217;arrêter si je suis trop nul. On m&#8217;a proposé un long métrage récemment et je ne sais absolument pas si je serai à la hauteur. Le seul moyen de le savoir, c&#8217;est d&#8217;essayer ! Ceci dit, l&#8217;éclectisme dont je fais preuve est en partie bidon car lié à des rencontres et des amitiés. Jean Echenoz est un ami et il est logique qu&#8217;entre amis nous soyons tentés de confronter nos expériences, donc de travailler ensemble.</p>
<p><strong>Je ne pense pas que cela soit &laquo;&nbsp;bidon&nbsp;&raquo;. Jackie Berroyer, pour l&#8217;exemple, est passionné de musique, critique rock, acteur, écrivain, etc., au début des années 90 il est co-scénariste et acteur dans &laquo;&nbsp;Lune Froide&nbsp;&raquo;, d&#8217;aprés l&#8217;oeuvre de Charles Bukowski. Je ne crois pas au hasard. Tes amis te ressemblent, et les amis de tes amis sont éclectiques. C&#8217;est ton côté punk&#8230;</strong></p>
<p>Tu as certainement raison concernant l&#8217;absence de hasard, mais il est aussi normal de ressentir une forme de vacuité lorsque, justement, les rôles sont liés à des rencontres (et donc de l&#8217;affect), plutôt qu&#8217;à de réelles compétences professionnelles. Il est un peu romantique de penser que le talent ou la magie de la rencontre suffise à rendre l&#8217;autre pertinent, même si cela facilite grandement l&#8217;abord de nouvelles expériences. J&#8217;ai, cependant, parfaitement conscience de la chance que j&#8217;ai de fréquenter des gens comme Jackie ou Jean. Ne sous-estime pas ma fierté d&#8217;apprendre d&#8217;eux. Par contre, aussi punks soient-ils eux-mêmes, je ne crois pas une seconde que ce soit pour aucun d&#8217;entre nous un point de ralliement autre qu&#8217;un vague relent de romantisme.</p>
<p><strong>Presque dix ans se sont écoulés depuis ta dernière production musicale, Essais 94-96, que d&#8217;ailleurs, si je me souviens bien, tu ne présentais pas à proprement parler comme un album. Dix ans c&#8217;est long&#8230; </strong></p>
<p>Tu ne crois pas si bien dire&#8230; C&#8217;est même tellement interminable que je suis devenu d&#8217;une patience totalement inhabituelle chez moi. Quelque chose entre le découragement total et la réelle patience (qui implique également une confiance aveugle en l&#8217;avenir). En fait, je n&#8217;ai jamais cessé d&#8217;écrire (des chansons par centaines, des poèmes, un roman), de composer, de faire des concerts, etc., etc. La seule différence, c&#8217;est que rien de tout cela n&#8217;a été édité, ce qui revient à rendre toutes ces productions complètement vaines, ou plus exactement in-abouties. C&#8217;est con mais le fait d&#8217;éditer son travail permet de s&#8217;en débarrasser et de passer à autre chose. Sinon, il reste là, utile seulement pour soi, donc totalement inutile dans l&#8217;absolu. Bref, oui dix ans c&#8217;est long. La seule chose qui ne soit jamais perdue c&#8217;est l&#8217;expérience. L&#8217;empirisme est un but. On s&#8217;améliore.</p>
<p><strong>Publier des écrits, je t&#8217;ai entendu en parler il y a&#8230; fort longtemps. 1992 peut-être bien. Qu&#8217;est-ce qui t&#8217;en empêche ? </strong></p>
<p>La réponse est très simple : je n&#8217;ai pas trouvé d&#8217;éditeur. Honnêtement, je me suis découragé un peu vite, mais avec le temps, j&#8217;ai également réalisé que mon &laquo;&nbsp;roman&nbsp;&raquo; était vraiment léger, littérairement parlant. Je suis toujours partagé entre l&#8217;envie de le réécrire et l&#8217;envie de l&#8217;oublier. J&#8217;ai peur de le sortir tel quel et de ne plus l&#8217;assumer rapidement. Parallèlement, j&#8217;ai un mal fou à revenir sur un travail déjà effectué (peur de le dénaturer ?).</p>
<p><strong>Revenons à la musique : tu vis aujourd&#8217;hui à Paris, mais le nouvel album tu l&#8217;as enregistré à Rennes, ta ville natale, ville mythique s&#8217;il en est. C&#8217;était une volonté particulière ? Il sortira sur quel label ? Tu as travaillé avec qui ? Des invités ? </strong></p>
<p>J&#8217;enregistre à Rennes pour plusieurs raisons : je fais partie d&#8217;un collectif comprenant les &laquo;&nbsp;Bikini Machine&nbsp;&raquo; avec lesquels je partage un local (tout mon matos s&#8217;y trouve). Deux membres des Bikini jouent avec moi depuis notre projet commun appelé &laquo;&nbsp;Sonic Machine&nbsp;&raquo;. Dominic Sonic aujourd&#8217;hui c&#8217;est : Patrick Souriman (basse), Franck Hamel (guitare), Yves-André Lefeuvre (batterie). Les deux premiers jouent dans Bikini, le dernier joue avec Dahlia. Nous travaillons les morceaux ensemble. Chacun joue de tous les instruments. Le principe est juste de trouver une idée. Nous nous relayons donc à la batterie, aux guitares, aux claviers, percus, machines en tout genre&#8230; Celui qui trouve une partie intéressante la joue. C&#8217;est aussi simple que cela. Sur scène, la formation sera la même. L&#8217;album devrait sortir en licence sur le label &laquo;&nbsp;le Village Vert&nbsp;&raquo;, distribué par Wagram qui devrait distribuer également tout le reste du catalogue (il ne me manque que &laquo;&nbsp;<a href="http://www.tomtipunkrecords.net/tag/cold-tears/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec cold tears">Cold Tears</a>&nbsp;&raquo; pour l&#8217;instant). La sortie devrait se faire début 2007, suivie d&#8217;une tournée. Concernant les invités, je n&#8217;y ai pas encore réfléchi, mais tout est possible. Cela dépendra surtout de la disponibilité des invités. Parallèlement, via internet, il n&#8217;a jamais été aussi facile d&#8217;échanger des dossiers Cubase, et donc de s&#8217;autoriser des invités lointains (de Détroit, par exemple, ou de NYC&#8230;)</p>
<p><strong>2007 sera donc pour toi une année chargée : tournée pour la pièce de théatre, tournée pour l&#8217;album&#8230; J&#8217;espère que ta route passera par Lille ! D&#8217;ici là, le DVD pour nous faire patienter ? Quelques mots là-dessus ? </strong></p>
<p>Suite à une discussion avec Yann Hamon (le manager), nous pensons plus pertinent d&#8217;offrir cet éventuel D.V.D comme bonus sur une série limitée de l&#8217;album, mais rien n&#8217;est vraiment déterminé pour l&#8217;instant. Le plus urgent : finir l&#8217;album, et jouer à Lille.</p>
<p><strong>On t&#8217;y attend ! Pour terminer, un peu de vrac : As-tu finalement retrouvé le son de ton premier ampli ? Est-ce que parfois aujourd&#8217;hui on t&#8217;appelle &laquo;&nbsp;Mister&nbsp;&raquo; ? Un groupe, un artiste, que tu aimerais nous faire découvrir ? Ce qui reste des New York Dolls était à Paris fin juin : tu es allé les voir ? Une question que j&#8217;ai oublié de te poser ? Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on peut faire pour toi ?</strong></p>
<p>Concernant l&#8217;ampli, j&#8217;ai trouvé beaucoup mieux (un VHT Pittbull !!!). On m&#8217;appelle Monsieur quand on me demande des clopes dans la rue&#8230; J&#8217;ai vu (avec Jackie Berroyer) un jeune groupe très prometteur : les &laquo;&nbsp;Stooges&nbsp;&raquo;. Non, je n&#8217;ai pas vu David Johansen et Syl Sylvain, que je ne considère pas comme les &laquo;&nbsp;New York Dolls&nbsp;&raquo; à eux-deux. Ce que vous pouvez faire pour moi, vous êtes en train de le faire et je vous en remercie&#8230;</p>
<p><strong>Merci à toi, vraiment.</strong></p>
<p>Interview sous <a hreflang="fr" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.0/fr/">licence CC-by-nd 2.0 Fr</a> par Die Intellektronische Biparietal Projekt.</p>
<p>Crédit Photo : Vogue Homme</p>
<p>Calendrier : le 25 septembre 2006 à 20h, Le lieu unique (ancienne usine LU) à Nantes, 1ère représentation de &laquo;&nbsp;La loi des pauvres gens&nbsp;&raquo;, pièce écrite par Sylvain Chantal, jouée par Jackie Berroyer et Dominic Sonic.</p>
<p>Retrouvez Dominic Sonic sur <a hreflang="fr" href="http://dominicsonic.free.fr">http://dominicsonic.free.fr</a> et <a href="http://www.myspace.com/dominicsonic">http://www.myspace.com/dominicsonic</a></p>
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